
Savonarole, l'arme de la parole
Comment un frère dominicain a gouverné Florence pendant quatre ans avec, pour seule arme, la prédication.
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Le mot de POP LIVRE
Un livre qui prend au sérieux une question rarement posée : comment tenir une ville sans occuper aucune fonction, en ne disposant que de la chaire ? Les auteurs sont des spécialistes reconnus de la pensée politique florentine (ils ont traduit et édité Machiavel), et ils écrivent contre l'image d'Épinal du fanatique. C'est de l'histoire savante mais narrative ; 464 pages, avec un appareil de notes. Aucune connaissance préalable de la Renaissance n'est exigée.
Présentation
Savonarole occupe dans la mémoire commune une place caricaturale : le moine fanatique du bûcher des vanités, celui qui a fait brûler les livres et les tableaux de Florence. Jean-Louis Fournel et Jean-Claude Zancarini, spécialistes de la pensée politique italienne, montrent un personnage nettement plus retors. Entre 1494 et 1498, Savonarole a gouverné une ville sans jamais exercer de charge officielle, uniquement par la parole publique — d'où le sous-titre. Le livre suit cette mécanique : ce que peut un sermon, comment il fabrique un peuple, et pourquoi cette arme finit par se retourner contre celui qui la manie. Quatre cent soixante-quatre pages chez Passés composés.