
Le Voleur d'art
Sept ans, 250 vols dans les musées d'Europe, aucune violence : le portrait de Stéphane Breitwieser, qui volait des œuvres pour les garder chez lui.
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Le mot de POP LIVRE
Une affaire française vue par un journaliste américain, ce qui donne au récit une distance utile : Finkel ne cherche pas à excuser Breitwieser mais à comprendre ce qui pousse quelqu'un à voler sans jamais revendre. À savoir avant d'ouvrir le livre : le passage sur le sort final des œuvres est difficile à lire pour qui aime les musées. L'auteur a rencontré son sujet à plusieurs reprises et le signale — le récit reste donc, en partie, tributaire de la parole du voleur.
Présentation
Stéphane Breitwieser ne revendait rien. C'est ce qui rend son cas unique dans l'histoire du vol d'art : pendant sept ans, il a sorti quelque 250 pièces de musées français, suisses et belges pour les accumuler chez lui, dans une chambre transformée en cabinet privé. Michael Finkel, qui l'a longuement rencontré, décrit une méthode d'une simplicité déconcertante — la foule, le manteau, le couteau suisse — et une passion qui tourne à la pathologie. Le livre est aussi le récit de la fin : ce qu'il advient d'une collection volée lorsque l'entourage panique. Un vrai suspense, doublé d'une réflexion sur ce que posséder veut dire.