
Le futur des émotions
L'IA ne nous prive pas de nos émotions : elle apprend à les fabriquer et à les revendre.
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Le mot de POP LIVRE
L'idée est retorse et éclairante : ce que les plateformes veulent, ce n'est pas éteindre nos émotions, c'est en produire davantage — parce qu'une émotion retient l'attention, et que l'attention se vend. Illouz montre comment l'injonction à être positif et authentique s'est glissée dans les interfaces. Cent vingt-huit pages, denses mais claires, qui changent la façon dont on regarde son propre fil d'actualité.
Présentation
Sociologue des émotions et du capitalisme affectif, Eva Illouz prend le contre-pied d'une inquiétude répandue. Non, le numérique, l'intelligence artificielle et la robotique ne dépouillent pas l'humanité de ses émotions : le capitalisme entre au contraire dans une phase d'« émotionnalisation » inédite. Applications et réseaux sociaux nous incitent à la « positivité » et à l'« authenticité », captent notre attention, collectent des données sur nos comportements — et cherchent en retour à les façonner. Sa question est précise : comment l'engagement émotionnel est-il produit, puis reconverti en actif monnayable ? Cent vingt-huit pages qui prolongent une œuvre commencée avec « Les Sentiments du capitalisme ».