
La démocratie n'est pas l'élection
Gagner une élection suffit-il à être démocrate ? Un journaliste plaide pour tout ce que le vote ne remplace pas.
Acheter : Amazon · Place des libraires · Fnac
Le mot de POP LIVRE
L'argument tient en une image : une élection gagnée n'est pas un chèque en blanc. Plenel montre comment des dirigeants élus démantèlent des contre-pouvoirs au nom même de leur élection, et pourquoi ce raisonnement se retourne contre la démocratie. Le point de vue est clairement de gauche, l'auteur ne s'en cache pas ; la distinction qu'il défend, elle, se discute bien au-delà de son camp.
Présentation
Cofondateur de Mediapart, Edwy Plenel défend ici une distinction simple : un régime démocratique ne se résume pas à l'élection de représentants, du député au président. Sa démonstration s'appuie sur un constat contemporain — nombre de régimes autoritaires s'en prennent aux libertés fondamentales en arguant précisément de leur légitimité électorale, présentée comme supérieure à tout contre-pouvoir : État de droit, indépendance de la justice, liberté de la presse. Cette primauté du seul suffrage, écrit-il, appauvrit et corrompt l'idéal démocratique. Un texte bref, situé à gauche, sur ce que recouvre le mot « démocratie ».