
Consentir à quoi ?
Une juriste interroge la place croissante du consentement dans le droit des violences sexuelles.
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Le mot de POP LIVRE
Le mot « consentement » est partout ; ce texte demande ce qu'il produit une fois inscrit dans la loi. L'autrice, juriste, s'inquiète que déplacer la question vers la volonté de la victime revienne à en faire l'objet du procès. Sa thèse est contestée par d'autres spécialistes et par une partie du mouvement féministe — raison de plus pour la lire de première main plutôt que résumée, et pour lire aussi ce qu'on lui répond.
Présentation
Professeure de droit privé, Muriel Fabre-Magnan revient sur une évolution majeure : l'introduction, par la loi du 6 novembre 2025, de la notion de consentement dans la qualification des viols et agressions sexuelles. Elle rappelle que la sexualité relève d'un principe de liberté où le droit se fait plus discret qu'ailleurs, et que le procès des viols de Mazan a installé le consentement au centre du débat public comme judiciaire. Sa contribution est une analyse juridique : que dit exactement le droit, que peut-il prouver, et quels effets peut avoir le déplacement du regard de l'acte de l'agresseur vers la volonté de la victime. Une position discutée parmi les juristes et dans le débat féministe.