
Comme on les enferme
Une ethnographe a passé des mois là où l'Europe enferme ceux qu'elle veut expulser.
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Le mot de POP LIVRE
Louise Tassin est entrée là où l'on ne rentre pas : les centres de rétention où l'Europe range ceux qu'elle veut expulser, de Paris à Lampedusa. Elle regarde le quotidien des personnes retenues, mais aussi celui des gens qui font tourner l'endroit — et le vocabulaire d'hôtellerie qui sert à ne pas nommer les choses. Une enquête de terrain, avec des scènes et des faits, sur un sujet où l'on n'entend d'ordinaire que des positions.
Présentation
Partout en Europe, des centres de rétention servent à organiser l'expulsion des personnes sans titre de séjour. Ces lieux sont difficiles d'accès et peu documentés. Louise Tassin y est entrée, de Paris à Lampedusa, et raconte ce qu'elle y a vu : le quotidien des personnes retenues, mais aussi le travail de ceux qui font tourner l'endroit — agents, associatifs, prestataires. Elle s'arrête notamment sur le vocabulaire employé, emprunté à l'hôtellerie, et sur ce qu'il permet de ne pas nommer. Le livre relève d'une enquête de terrain, avec les faits et les scènes qu'elle rapporte ; les analyses qu'elle en tire relèvent d'un débat public toujours vif sur la politique migratoire européenne.