
Ce que Sarkozy n'a pas dit sur la prison
87 000 personnes sont détenues en France : ce tract leur donne la parole en réponse au journal de détention le plus commenté du pays.
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Le mot de POP LIVRE
L'intérêt de ces soixante-quatre pages n'est pas la polémique de couverture, mais ce qu'il y a derrière : la surpopulation, les délais, le quotidien de dizaines de milliers de personnes dont on n'entend jamais parler. Le texte est militant, l'OIP le revendique. Il a pour lui de s'appuyer sur des témoignages recueillis de longue date, et de rappeler une évidence oubliée : la prison est une institution publique, financée par tous.
Présentation
Linguiste, Laélia Véron signe ce texte avec l'Observatoire international des prisons - section française. Le point de départ est une actualité : le succès éditorial du journal de détention de Nicolas Sarkozy. Les auteurs y répondent sur deux plans. D'abord factuel — ils contestent l'affirmation d'un régime « plus sévère que d'autres détenus ». Ensuite politique : lorsqu'un ancien président occupe l'espace, il recouvre la voix des quelque 87 000 autres personnes incarcérées. Le tract donne à lire ces paroles, et défend une idée : ce que disent les détenus pose des questions qui concernent toute démocratie.